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Le malt et l'amidon

D'où vient le sucre ? Les types de malts, les enzymes et les paliers d'empâtage.

L’essentiel

Le malt, c’est de l’orge (ou du blé, de l’avoine…) qu’on a fait germer puis sécher. La germination réveille des enzymes dans le grain, et le séchage les met en pause.

Le grain contient surtout de l’amidon : de longues chaînes de sucre que la levure ne peut pas manger. Pendant l’empâtage, on trempe le grain concassé dans de l’eau chaude. Les enzymes se réveillent et coupent l’amidon en sucres fermentables : c’est la saccharification.

Les trois familles d’ingrédients

Famille Proportion Rôle
Malt de base (pâle, pilsner, Munich, Vienna) 50 à 100 %. Minimum 50 %, c’est nécessaire Fournit les enzymes et la majorité du sucre
Malt de spécialité Maximum 15 % Couleur, goût, corps
Adjuvants (flocons d’avoine, de blé, de maïs…) Variable Texture, mousse, sucre sans enzymes

Les malts de spécialité se classent en catégories :

La couleur d’un malt se mesure en degrés Lovibond (°L) : plus le chiffre est haut, plus il est foncé.

Dans notre recette, il n’y a que des malts de base : 3,5 kg de pâle et 500 g de Munich.

Si on augmente le malt → plus de sucre → densité plus haute → plus d’alcool.

Pour aller plus loin

Les paliers d’empâtage du cours

Le Vevor est programmé pour monter la température par étapes. Chaque palier réveille des enzymes différentes :

Palier Température Durée Ce qui se passe
Protéique 53 °C 15 min On « travaille la protéine » : meilleure mousse, bière plus claire
Bêta-amylase 64 °C 30 min Petits sucres très fermentables → bière sèche
Alpha-amylase 68 °C 30 min Sucres plus longs, moins fermentables → plus de corps
Mash-out 75 °C 15 min Arrête les enzymes, rend le moût plus liquide

En jouant sur le temps passé à 64 °C ou à 68 °C, on choisit entre une bière sèche et une bière ronde.

Le test d’iode

Une goutte de moût et une goutte d’iode sur une assiette blanche :

Le concassage et le rinçage (sparge)